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Majelich, 2018, extrait, photogramme

Majelich

2018
vidéo HD
10’27
écran LCD, casque d’écoute

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A l’image, une femme, cadrée de plus ou moins près, visage, buste, plan américain. C’est la soprano Magali Léger. Elle est seule, concentrée. Elle semble chantonner dans la pénombre. Elle a un casque d’écoute sur les oreilles. Les sons qu’elle produit sont à la fois étranges et familiers.
Camille Llobet a enregistré sa fille entre dix et vingt mois, à ce moment où l’enfant découvre sa voix et fait l’expérience de sa capacité à en jouer, à former des sons. Il ne comprend pas encore les mots qu’il entend mais ses babillages imitent et éprouvent les contours prosodiques de la langue parlée, autrement dit ses inflexions, tonalité, accent, modulation et rythme. Le sens loge ici dans le son. Ce sont les prémices de la parole, la formation de sa possibilité.
L’artiste fait entendre ces babillages à la chanteuse lyrique qui s’emploie à les reproduire dans sa voix. Le film la montre dans cette entreprise de précision qui donne à comprendre la découverte du plaisir de la voix et du désir de dire.

Christian Bernard, notice de l'œuvre, musée Paul Dupuis, Printemps de Septembre, Toulouse, 2018
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soprano : Magali Léger
musicien, ingénieur du son : Kerwin Rolland
production
soutien à une recherche et production artistique du CNAP
soutien à une recherche et production artistique de la FNAGP
Printemps de Septembre




Majelich, 2018, extraits, photogrammes