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TÉLÉSCRIPTEUR

2006

Installation vidéo synchronisée - 3 vidéos DV PAL 4/3 - 123’
écrans LCD 4/3 - barres métalliques


Vue de l’exposition « Après coup », Galeries Nomades IAC Villeurbanne/Rhône-Alpes, L’attrape couleur, Lyon, 2010.


« Téléscripteur #1 » - extrait entre 01:09:30 et 01:11:30


« Téléscripteur #2 » - extrait entre 01:09:30 et 01:11:30


« Téléscripteur #3 » - extrait entre 01:09:30 et 01:11:30 (FR)

Pour « Téléscripteur », Camille Llobet a demandé à trois personnes de décrire oralement, en direct et sans pause, la totalité d’un film d’action particulièrement dense, « La Chute du Faucon noir » de Ridley Scott. Les enregistrements filmés de ces expériences sont diffusés simultanément sur trois écrans. On y voit chaque visage plongé dans la description de ce qui se joue devant lui. Par la concentration requise et la fatigue éprouvée par sa longueur – le film dure un peu plus de deux heures – le récit se fait performance. L’épuisement et la difficulté du direct font dérailler la narration dans l’absurde. La parole hésite, trébuche, balbutie dans sa tentative de coller au plus près à la vitesse du défilement. Amalgames, lapsus, ellipses révèlent ainsi les différentes sélections opérées dans la multitude d’informations. La mise en comparaison fait affleurer des différentes stratégies de cette prise de note orale, cette « sténoglossie ». Qu’ils privilégient le registre lapidaire d’une vision synthétique ou qu’ils viennent se perdre dans les méandres de l’exhaustivité, on perçoit la singularité des regards portés et leur manière de rendre compte, d’être témoin.
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Notice : Paul Bernard dans « Camille Llobet, Monographie », éditions Adera, 2013.
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ENG
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For “Dallas”, Camille Llobet has deconstructed the twenty-six seconds of Abraham Zapruder’s famous film of the Kennedy assassination. The film is broken up into thirteen zones, one for each of the people in Zapruder’s field of vision, some in the limousine, the others on the roadside. The mass of documentary material relating to the event is drawn on for a succinct description of the movements of these people just after the shots were fired. These descriptions are then broadcast over eight speakers linked to a computer. By moving the cursor, the viewer can tune in, as in “Graffiti”, to these spatialised, synchronous micro-narratives. With no overall vision of the event, we navigate blindly within an image that has to be mentally reconstructed, bit by bit, as the information reaches us. The work offers an infinite number of combinations, all potential narratives for an event endlessly dissected, broken down and recomposed by specialists and amateurs alike. Through its spatial arrangement Dallas seems to replay a crime scene and its meshes of clues and links, echoing those obsessive investigations that border on the paranoid.