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Née en 1982 à Bonneville (74)
Vit et travaille entre Sallanches (74) et Paris
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Les œuvres de Camille Llobet éclairent les écarts entre le langage et son objet, les intentions et les réflexes, et la manière dont le corps exprime une part non verbale de la communication. Des mises en scène volontaires des difficultés physiques et mentales à canaliser les affects, qui en retour créent des idiolectes chorégraphiques et musicaux, langages de substitut qui élargissent le champ de l’expression.

Guillaume Désanges, Salon de Montrouge, 2016
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Dans le travail de Camille Llobet il s’agit souvent en premier lieu de la rencontre d’un autre et d’un questionnement à performer puis de la construction d’un dispositif de tournage précis prenant le parti pris de l’expérience filmée comme forme vidéo.
Deux interprètes essaient de transcrire avec leur bouche les douze premières minutes de la bande son du film « Il était une fois dans l’ouest » de Sergio Leone (« Prosodie », 2013). Une caméra tente de suivre les mouvements involontaires des bouches de trois danseuses en train de s’échauffer (« Chorée », 2014). Une femme sourde entreprend de décrire en langue des signes ce qu’elle voit mais n’entend pas : la répétition d’un orchestre (« Voir ce qui est dit », 2016). Des sportifs de haut niveau procèdent à la répétition mentale de leur parcours lors d’un entraînement singulier dans la pile d’un pont (« Faire la musique », 2017). Une soprano reproduit, dans sa voix d’adulte, les babils de la fille de l’artiste (« Majelich », 2018). Ses projets donnent parfois lieu à des transcriptions ou des dessins qui accompagnent de manière autonome ses recherches.
Diplômée de l’école supérieure d’art de l’agglomération d’Annecy en 2007, Camille Llobet a participé au Salon de Montrouge en 2016. Elle a récemment présenté son travail dans les expositions « À voix haute » (La Graineterie, Houilles, 2020), « Silences » (Musée d’art et d’histoire, Genève, 2019) , « Collection à l’étude de l’IAC » (L’URDLA, Villeurbanne 2018). Elle a réalisé plusieurs expositions personnelles comme « Second » (Centre d’art de Vénissieux, 2014), « Partition » (Centre d’art de Thonon-les-Bains, 2017), « Majelich » (Printemps de Septembre 2018) « Idiolecte » (Galerie Florence Loewy, Paris, 2019) et « Risvolto » (Recontemporary, Turin 2019). Ses œuvres font partie des collections publiques françaises dont celle du FRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur, du FRAC Limousin, du FRAC Grand Large - Hauts-de-France, de l’Institut d’art contemporain Villeurbanne/Rhône-Alpes et du Fond d’art contemporain - Paris Collection.
Camille Llobet travaille actuellement à un projet de création sonore et vidéo en haute montagne intitulé « Pacheû ». En 2022, elle participera notamment à l’exposition « L’école des créateurs » au Centre Pompidou-Metz. En 2023, elle présentera une exposition monographique à l’IAC de Villeurbanne/Rhône-Alpes. Camille Llobet est représentée par la Galerie Florence Loewy (Paris).
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ENG
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Born in 1982 in Bonneville (74), France
Works and lives between Sallanches (74) and Paris, France

Camille Llobet’s works shed light on the gaps between language and its objects, intentions and reflexes, and the way in which the body expresses a non-verbal share of communication. Deliberate presentations of the physical and mental difficulties in channelling affects, which, in return, create choreographic and musical idiolects, i.e. distinctive and unique uses of language, substitute languages which broaden the field of expression.

Guillaume Désanges, Salon de Montrouge, 2016
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Camille Llobet’s work is often about, firstly, the encounter with the other and a questioning to be performed, and then about the construction of a precise shooting system taking the stance of the filmed experience as a video form.
Two interpreters attempt to transcript with their mouth the first 12 minutes of the soundtrack of Sergio Leone’s film Once “Upon a Time in the West” (“Prosodie”, 2013). A camera tries to follow the unintentional movements of the mouth of three dancers warming up (“Chorée”, 2014). A deaf woman endeavours to describe in sign language what she can see but cannot hear: an orchestra’s rehearsal (“Voir ce qui est dit”, 2016). High-level athletes undertake a mental rehearsal of their course during a singular training inside the pile of a bridge (“Faire la musique”, 2017). A soprano singer reproduces – in her adult voice – the babbling of the artist’s daughter (“Majelich”, 2018). Her projects sometimes give rise to transcriptions or drawings that autonomously accompany her research.
A graduate of the École supérieure d’art de l’agglomération d’Annecy in 2007, Camille Llobet exhibited her work at the Salon de Montrouge in 2016. She recently presented her work in the exhibitions “À voix haute ” (La Graineterie, Houilles, 2020), “ Silences ” (Musée d’art et d’histoire, Genève, 2019) , “ Collection à l’étude de l’IAC ” (L’URDLA, Villeurbanne 2018). She realised several solo shows such as “Second” (Centre d’art de Vénissieux, 2014), “Partition” (Centre d’art de Thonon-les-Bains, 2017), “Majelich” for the Printemps de Septembre festival (Toulouse, 2018), “Idiolecte” (Florence Loewy Gallery, Paris, 2019) and “Risvolto” (Recontemporary, Torino, Italy, 2019). Her works are part of the french public collection of the FRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur, FRAC Limousin, FRAC Grand Large - Hauts-de-France, IAC - Institut d’art contemporain de Villeurbanne/Rhône-Alpes’s Collection and Fond d’art contemporain - Paris Collection.
Camille Llobet is now working on a new project of sound and video creation realised in high mountains called « Pacheû ». En 2022, she will be part of the exhibition « L’école des créateurs » at the Centre Pompidou-Metz. En 2023, she will present a solo show at the Institut d’art contemporain de Villeurbanne/Rhône-Alpes. Camille Llobet is represented by the Galery Florence Loewy (Paris).