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Biography

Born in 1982 in Bonneville (France). Lives and works between Sallanches (France) and Paris.

Camille Llobet’s works shed light on the gaps between language and its objects, intentions and reflexes, and the way in which the body expresses a non-verbal share of communication. Deliberate presentations of the physical and mental difficulties in channelling affects, which, in return, create choreographic and musical idiolects, i.e. distinctive and unique uses of language, substitute languages which broaden the field of expression.(1)

Camille Llobet’s work is often about, firstly, the encounter with the other and a questioning to be performed, and then about the construction of a precise shooting system taking the stance of the filmed experience as a video form.
Two interpreters attempt to transcript with their mouth the first 12 minutes of the soundtrack of Sergio Leone’s film Once Upon a Time in the West (Prosodie, 2013). A camera tries to follow the unintentional movements of the mouth of three dancers warming up (Chorea, 2014). A deaf woman endeavors to describe in sign language what she can see but cannot hear: an orchestra’s rehearsal (See What Is Said, 2016). High-level athletes undertake a mental rehearsal of their course during a singular training inside the pile of a bridge (Making The Music, 2017). A soprano singer reproduces – in her adult voice – the babbling of the artist’s daughter (Majelich, 2018). Her projects sometimes give rise to transcriptions or drawings that autonomously accompany her research.
A graduate of the École supérieure d’art de l’agglomération d’Annecy in 2007, Camille Llobet exhibited her work at the contemporary art biennal of Lyon in 2011, at the Centre d’art contemporain du Parc Saint Léger in 2013 and at the 61st Salon de Montrouge in 2016. She realized several solo shows such as Second (Centre d’art de Vénissieux, 2014), Partition (Score) (Centre d’art de Thonon-les-Bains, 2017), Majelich for the Printemps de Septembre festival (Toulouse, 2018), Idiolecte (Florence Loewy Gallery, Paris, 2019) and Risvolto (Reverse) (Recontemporary, Torino, Italy, 2019). Her works are part of the french public collection of the FRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur, FRAC Limousin, FRAC Grand Large - Haut de France, IAC - Institut d’art contemporain de Villeurbanne’s Collection and the FMAC de la ville de Paris.
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(1) Guillaume Désanges, Catalogue of the 61st Salon de Montrouge, 2016, excerpt
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FR

Biographie

Née en 1982 à Bonneville (74)
Vit et travaille entre Sallanches (74) et Paris

Les œuvres de Camille Llobet éclairent les écarts entre le langage et son objet, les intentions et les réflexes, et la manière dont le corps exprime une part non verbale de la communication. Des mises en scène volontaires des difficultés physiques et mentales à canaliser les affects, qui en retour créent des idiolectes chorégraphiques et musicaux, langages de substitut qui élargissent le champ de l’expression. (1)

Dans le travail de Camille Llobet il s’agit souvent en premier lieu de la rencontre d’un autre et d’un questionnement à performer puis de la construction d’un dispositif de tournage précis prenant le parti pris de l’expérience filmée comme forme vidéo.
Deux interprètes essaient de transcrire avec leur bouche les douze premières minutes de la bande son du film Il était une fois dans l’ouest de Sergio Leone (Prosodie, 2013). Une caméra tente de suivre les mouvements involontaires des bouches de trois danseuses en train de s’échauffer (Chorée, 2014). Une femme sourde entreprend de décrire en langue des signes ce qu’elle voit mais n’entend pas : la répétition d’un orchestre (Voir ce qui est dit, 2016). Des sportifs de haut niveau procèdent à la répétition mentale de leur parcours lors d’un entraînement singulier dans la pile d’un pont (Faire la musique, 2017). Une soprano reproduit, dans sa voix d’adulte, les babils de la fille de l’artiste (Majelich, 2018). Ses projets donnent parfois lieu à des transcriptions ou des dessins qui accompagnent de manière autonome ses recherches.
Diplômée de l’école supérieure d’art de l’agglomération d’Annecy en 2007, Camille Llobet a exposé son travail dans le cadre de la biennale d’art contemporain de Lyon en 2011, au Centre d’art contemporain du Parc Saint Léger en 2013 et lors du 61ème Salon de Montrouge en 2016. Elle a réalisé plusieurs expositions personnelles comme Second (Centre d’art de Vénissieux, 2014), Partition (Centre d’art de Thonon-les-Bains, 2017), Majelich (Printemps de Septembre, Toulouse, 2018), Idiolecte (Galerie Florence Loewy, Paris, 2019) et Risvolto (Recontemporary, Turin, 2019). Ses œuvres font notamment partie des collections publiques françaises du FRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur, FRAC Limousin, FRAC Grand Large - Haut de France, de la collection de l’IAC - Institut d’art contemporain de Villeurbanne et du FMAC de la ville de Paris.
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(1) Guillaume Désanges, 61éme Salon de Montrouge, 2016, extrait du catalogue